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Vidéo  —  Publié: 6 février 2012 dans Non classé
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Vraiment drôle, surtout quand on compare à… l’autre version

 

Une vidéo promo de 2 minutes bien révélatrice

Publié: 10 janvier 2012 dans Non classé
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Pascal Henrard, publicitaire pigiste, et surtout rédacteur de nombreux textes d’opinions politiques dans les médias, dont Branchez-vous, a toujours eu beaucoup de difficulté à cacher un mépris évident (et même ancien) contre Jean Charest et le PLQ.

Chaque semaine, lui et son « très neutre » collègue Gérald Larose, dont on mentionne seulement en toute fin de bio qu’il préside le Conseil de la souveraineté, remplissent les pages d’opinions du magazine technologique « Branchez-vous.com ».

Quel est le lien entre une page d’opinion politique et un magazine techno ? Aucun. Mais là n’est pas le point.

Homme de grands talents publicitaires, Henrard sait comment vendre ou détruire une image. À ce titre, il ne manque pas une occasion d’étaler son option politique dans les pages de branchez-vous.com. Il s’évertue pratiquement dans chacun de ses textes à tirer à boulet rouge contre le gouvernement du Québec et surtout contre son premier ministre Jean Charest.

On pourrait croire qu’il déteste l’institution ? Non. C’est spécifiquement l’homme, Jean Charest, et l’étiquette libérale, qu’il n’aime pas.

Les mots utilisés et leur fréquence puisent véritablement dans une haine profonde et viscérale contre l’homme et l’option qu’il défend.

Ceux qui ne sont pas (ou ne sont plus) de son option écopent également, mais dans une moindre mesure. Bouchard, Legault, Tremblay entre autres.

Mais Jean Charest est sa première cible. Déjà, en 1998, Henrard écrivait dans les médias nationaux contre Jean Charest, lorsque celui-ci a annoncé son arrivée au PLQ. Dans une lettre publié le 1er avril de cette année-là, Henrard utilisait les mots « manque de courage, opportunisme, déçoit, manque de fidélité, manque d’intégrité » pour définir le politicien de 39 ans.

Il utilise encore, 13 ans plus tard, les mêmes mots. Pires maintenant, en fait. Bref, il ne l’a jamais aimé.

Il y a bien un troisième auteur, Stéphane Berthomet, qui signe des papiers sur l’actualité mondiale, mais rarement québécoise.

Ainsi, le très souverainiste Gérald Larose et le très je-suis-Pascal-Henrard-et-je-déteste-Jean-Charest signent, l’un après l’autre, les textes d’opinions de Branchez-vous, le magazine techno le plus branché de la toile québécoise, mais visiblement le moins « branché » sur la scène politique. On ne peut pas se prétendre branché quand on est complètement refermé sur une seule option politique.

On ne peut pas en vouloir à Henrard de détester ceux qui ne partagent pas ses idées, mais je me demande surtout, tout bonnement comme ça, quel est l’objectif exact de « Branchez-vous » ?

On apprend aujourd’hui que l’ADQ vient de confier la rédaction de ses futures idées à … Claude Garcia.

Claude Garcia

Claude Garcia était nul autre que le président du comité de vérification de la Caisse de dépôt lorsque celle-ci a perdu 40 milliards. Évidemment, il s’est fait limoger par le gouvernement Charest peu de temps après ces terribles résultats. Depuis, il est demeuré extrêmement amer. Il rejoint maintenant l’ADQ, qui a fermement condamné …les grands administrateurs de la Caisse de dépôt pour avoir perdu ces 40 milliards.

Ahaha

Claude Garcia est aussi celui qui, au référendum de 1995, avait annoncé qu’il « écraserait » le PQ et l’ADQ qui militaient ensemble pour la souveraineté. Même les chefs du NON avait dû cacher Garcia jusqu’à la fin du référendum. L’ADQ et le camp du OUI avait même payé de la grosse publicité pour répliquer à Garcia « nous refusons de nous laisser écraser. Nous nous ferons respecter. »

Ahaha

Voyons, de quoi s’était fait reprocher l’ADQ, il y a peu de temps… Ah, oui. De vivre au gré du vent…

Une girouette de 40 milliards, ça finit toujours par encombrer

Dans notre histoire récente, le Québec a connu tout un lot de situations où une médiatisation à outrance, souvent sur la foi d’informations incomplètes ou peu fiables, a littéralement transformé l’opinion publique.

Il y a trois ans, souvenons-nous, le Québec risquait l’assimilation complète. Les médias nous montraient, jour après jour, des groupes culturels ou religieux qui cherchaient désespérément à attaquer notre culture, notre langue et nos symboles. Nos derniers jours semblaient comptés. Le rapport Bouchard-Taylor, fruit de la commission chargée d’analyser cette crise, a mentionné qu’après analyse, 75% de ce que les médias avaient rapporté au cours de cette période était soit faux, soit erroné. Imaginez! Même si le travail d’autocritique qui a suivi cette période, au sein du monde des médias, mérite d’être souligné, il n’a toutefois pas corrigé la désinformation qui a été solidement implantée dans l’imaginaire collectif.

La présente crise est en droite ligne avec ce type de dérapage.

En pleine dérive médiatique, on nous présente le premier ministre Charest et son Parti comme s’ils étaient des proches de la mafia, sous prétexte …qu’ils souhaitent que la police fasse plus d’enquêtes, avec plus de moyens, plus d’effectifs, plus d’argent.

Les enquêtes policières comme Colisée, Shark, Amigos, Printemps 2001, Cléopâtre, Pirhanna, Despote ont permis l’arrestation de plusieurs centaines de personnes. En prison aujourd’hui.

Une commission d’enquête publique, comme celles qu’on a connues (Bastarache, Gomery, Cliche) n’ont jamais fait peur à personne. Pourquoi ? Parce qu’elles ne mettent personne en prison. Elles produisent des rapports. Elles n’enquêtent pas. Elles retardent les enquêtes policières parce que celles-ci ne peuvent filer, infiltrer et écouter électroniquement des réseaux pendant que ceux-ci dévoilent des éléments de preuves importantes devant les caméras, empêchant à la police de les utiliser, à cause de l’immunité de la Commission.

  • La police fait peur. Pas les commissions.
  • La police doit trouver des preuves. Pas les commissions.
  • La police ne permet aucune immunité. Pas les commissions.
  • La police découvre des réseaux criminalisés. Pas les commissions.
  • La police démantèle des réseaux criminalisés. Pas les commissions.
  • La police met des gens en prison. Pas les commissions.

Par contre

  • Les commissions remplissent les journaux. Pas les enquêtes policières.
  • Les commissions lancent des carrières. Pas les enquêtes policières.
  • Les commissions permettent les oublies. Pas les enquêtes policières.
  • Les commissions protègent les criminels par l’immunité. Pas les enquêtes policières.
  • Les commissions sont contestables si elles ne plaisent pas. Pas les enquêtes policières.

Propre à nous, la situation de crise médiatique actuelle qui s’acharne littéralement sur le pouvoir en place rappelle que nous bénéficions, ici au Québec, d’un large bassin de médias qui couvrent un territoire relativement petit, pas en superficie mais en population. Il faut donc beaucoup de viande pour nourrir leur appétit. Malheureusement, une large majorité de Québécois sont isolé linguistiquement de la réalité médiatique hors-Québec. En ne regardant pas les nouvelles d’ailleurs, nous risquons de perdre la distance nécessaire pour faire un recul face à ce que nous proposent nos propres médias locaux.

Inquiétant.